Bio

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noire et blanc de Yael Edery
montage visuel d'une création de Yael Edery sur son logo
bandeau logo paintings de Yael Edery

pinceaux, toile et peinture - espace de travail de Yael Edery

PARCOURS

Yaël Edery est née en 1970 et a vécu en région parisienne. Issue d’une famille d’artistes (peintres, danseurs, musiciens, chorégraphes, etc.) sa vie la prédestinait à une carrière artistique. C’est naturellement qu’elle s’est tournée vers deux écoles d’Art à Paris : l’École Boulle et l’École Supérieure des Arts Appliqués Duperré d’où elle est sortie diplômée en Communication Visuelle. Lors de sa dernière année d’études et suite à un concours organisé par le journal Libération dont elle est sortie lauréate, elle s’est vue proposer la réalisation d’illustrations pour ce même journal, ce qui lui a permis de travailler en « Free-lance ». À cette période de sa vie, elle a travaillé sur de nombreux projets artistiques, notamment pour Thierry Mugler sur le clip de Georges Mickaël Too funky, puis avec Paco Rabanne, entre autres, pour s’orienter enfin dans le domaine publicitaire qui deviendra son cœur de métier. C’est à ce moment-là qu’elle rencontrera Marie Hem qui partage sa vie depuis.

En 2019, suite à leur collaboration sur le roman de Marie Hem Les sens interdits dont les illustrations sont réalisées par Yaël, elles décident de continuer l’aventure sur de nouveaux projets artistiques en commun tout en conjuguant leurs passions respectives et leur approche de l’art. Ce qui donnera naissance à une série de nus de femmes dont les textes de Marie sont apposés façon « tatouage » sur les peintures de Yaël avec toujours un message à la clé. Une manière de mélanger leurs regards pour une vision alliant le classique à la modernité. 

Par la suite Yaël a l’idée de faire poser sa « muse », qui se prête au jeu, pour une série très « colorée », parfois même ludique, en s’inspirant du lien qui les unit et du regard qu’elle lui porte, ce qui donne lieu à la collection « Jeux ma Muse ». Elle crée également une série « World Colors » où elle peint des nus sur fond de couleur en s’inspirant des saisons, de la nature, du jour ou de la nuit, de toutes les couleurs et de toutes les nuances de la vie...

HISTOIRE

La peinture et le dessin sont une source d’énergie pour Yaël. Elle trouve son inspiration en puisant à travers ses émotions. Elle éprouve le besoin, à une période charnière et difficile de sa vie, liée au décès de son père, de revenir à la peinture, y trouvant un exutoire, une manière de créer, de faire perdurer l’héritage de cette passion que lui ont transmis son père et sa grand-mère. 

Son père et ses oncles, passionnés depuis toujours par les arts graphiques, étaient « dessinateurs publicitaires » dans les années 60. Ils aimaient reproduire des affiches de films cinématographiques pour l’un de leurs frères, qui était directeur de la 20th Century Fox à Casablanca. À leur arrivée en France, ils ont créé leur propre agence en communication à Paris. Tout a commencé à cette époque où, enfant, Yaël passait beaucoup de temps dans leur atelier-bureau à les observer créer, dessiner tout en reproduisant et s’intéressant à leurs techniques, s’imprégnant du savoir-faire que son père lui transmettait et lui apprenait en l’impliquant parfois dans des projets. 

Sa plus grande influence artistique mais aussi humaine reste ce lien d’amour profond qui l’unissait depuis toujours à sa grand-mère maternelle, avec laquelle elle entretenait, depuis sa plus tendre enfance, une relation unique et inaltérable. Sofi était une artiste-peintre reconnue et primée à plusieurs reprises en Israël. Dès son enfance, Yaël est fascinée par cette dame d’un autre temps, survivante de l’holocauste. Un personnage haut en couleurs et avant-gardiste dans sa vision et sa perception de la vie et de l’art. Cette femme, née en Ukraine, et alors enceinte, avait dû fuir la seconde guerre mondiale pour se retrouver dans un camp de réfugiés en Sibérie, subissant la faim et le froid. Puis, après la guerre, et avoir retrouvé son mari, ils décidèrent d’aller s’exiler avec leurs enfants sur l’île de Cuba. Une fois encore, suite à la révolution, ils devront fuir à nouveau pour s’installer en Israël et se reconstruire, apprendre l’hébreu et tout recommencer à zéro. C’est sur cette dernière partie de sa vie que Sofi a pu se consacrer à sa passion, la peinture, et enfin réaliser son rêve. Cette femme qui, malgré une vie de sacrifices et de souffrances, ne s’est jamais départie de sa bonté d’âme, de sa bonne humeur, de son ouverture d’esprit et de sa joie de vivre, a laissé son empreinte à tout jamais dans le cœur de Yaël.

"Lorsque j’allais la voir en Israël, j’aimais passer du temps à l’observer peindre. J’ai appris de chacun de ses gestes mais aussi de sa patience et notre passion commune était une perpétuelle motivation. Puis lorsqu’elle venait à Paris, j’adorais l’emmener dans les musées et la regarder s’émerveiller devant les œuvres d’art. J’aimais ces moments que nous partagions. Elle a toujours gardé en elle cette positivité et cette joie de vivre malgré la vie tourmentée qu’elle a eue. Elle était peintre mais parfois aussi modèle et j’adorais son excentricité. Elle aimait poser avec tous ses apparats, comme un hommage à la vie, à l’espoir, à la beauté aussi. Ses chapeaux, ses bijoux, ses foulards et son porte-cigarette me faisaient souvent sourire. J’adorai son âme d’artiste. Je la voyais comme une héroïne, une survivante, une guerrière des temps passés. Elle a toujours été un modèle d’humanité et de résilience pour moi. Lorsque je peins, c’est une façon pour moi d’être près d’elle"

PRÉSENTATION DU TRAVAIL ET TECHNIQUES

Dans la partie Peintures sur toiles et papier, les nus sont dessinés dans un style « classique » et travaillés avec une technique de lavis à l’encre de Chine, sur du papier aquarelle ou sur des toiles.

La technique utilisée pour écrire ces textes sur les peintures est le feutre avec différentes pointes selon les formats. Ainsi l’idée du corps dessiné et peint dans un style « classique » mêlé au texte « tatoué », de façon visible comme discrète parfois, apporte une autre dimension à l’œuvre qui est porteuse d’un message pour un double concept qui sublime le classique par la modernité des textes apposés.

Concernant la partie des dessins, nommée Série graphiques, il s’agit d’une étude de nus travaillés à la pipette avec de l’encre de Chine. Ils sont réalisés en un geste et d’un seul trait et imposent naturellement un « style » graphique : des pleins et des déliés au gré du geste par endroits et par d’autres du dessin, maîtrisés par la pression faite sur la pipette.

La rubrique Colors comporte deux types de techniques. Dans la Collection Jeux ma Muse, un autre univers est exploré, inspiré du Pop art avec une technique mixte de travail numérique et retouches d’images en amont. Chaque visuel est imprimé sur toile puis retravaillé en peinture acrylique. Des taches et touches de couleurs afin d’apporter une dynamique et un double concept. La collection World Colors est un travail de nus féminins à la peinture acrylique sur toile. Ombres et lumières avec des teintes tons sur tons et un trait graphique pour le contour des nus.

EXPOSITIONS

PARIS - Cité Internationale des Arts - Novembre 2019

Yael Edery sur Facebook

Marie Hem sur Facebook

Yael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toileYael Edery en train de peindre sa prochaine toile

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